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Armure de Samouraï Japonaise (Gusoku) – Signée Ietada de l'École Saotomé | Début de l'Époque Edo | Tokubetsu Kichō Shiryō

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Description

Armure Complète de Samouraï Japonais (Gusoku)

Signée « Ietada » (家忠) · École Saotomé · Début de l’Époque Edo · Certifiée Tokubetsu Kichō Shiryō

Exceptionnelle armure complète de gusoku datant du début de l’époque Edo, attribuée à la prestigieuse École Saotomé et portant la signature Ietada (家忠) sur le casque. Réunissant un remarquable raffinement artistique et une provenance historique solidement documentée, cette armure constitue un superbe témoignage de l’équipement des samouraïs japonais fabriqué durant les premières décennies du shogunat Tokugawa, lorsque l’art de l’armurerie atteignit un équilibre parfait entre efficacité militaire et élégance cérémonielle.

Contrairement à de nombreuses armures japonaises conservées aujourd’hui, souvent reconstituées à partir d’éléments provenant de différentes armures au fil des siècles, cet ensemble présente une remarquable homogénéité technique et esthétique. Le kabuto, le menpō, le , les sode, les kote, les haidate et les suneate partagent les mêmes techniques de fabrication, les mêmes finitions de laque, le même laçage en soie et des matériaux parfaitement cohérents, sans aucune indication d’un assemblage composite ultérieur (yoseate). Cette cohérence est confirmée par le certificat d’expertise accompagnant l’armure, faisant de cet ensemble un remarquable témoignage historique parfaitement préservé.

Réalisée durant les premières décennies du XVIIe siècle, peu après l’établissement du shogunat Tokugawa, cette armure appartient à une période où les protections militaires japonaises évoluèrent vers le tōsei gusoku, destiné à la nouvelle classe guerrière des samouraïs de l’époque Edo. Tout en conservant les qualités défensives indispensables au combat, les armures de cette époque devinrent progressivement de véritables œuvres d’art, reflétant le rang social, le prestige et le goût esthétique de leur propriétaire grâce à des laques raffinées, des garnitures richement travaillées et des techniques décoratives d’un très haut niveau.

Le présent exemplaire illustre parfaitement cette évolution. Ses magnifiques ornements dorés, son élégant laçage en soie bleu indigo, ses délicates décorations en makie et la qualité exceptionnelle de son travail de sculpture métallique confèrent à cette armure une présence visuelle remarquable tout en conservant une authenticité historique irréprochable. La signature documentée, le rouleau généalogique conservé ainsi que sa certification officielle la distinguent nettement de la majorité des armures de l’époque Edo proposées aujourd’hui sur le marché international.


Le Casque (Kabuto)

Le casque constitue sans aucun doute l’élément le plus prestigieux de cet ensemble. Réalisé selon la traditionnelle construction hoshi-bachi, son timbre est composé de multiples plaques de fer rivetées dont les rangées régulières de rivets apparents créent la texture caractéristique des casques japonais de grande qualité. Cette technique de fabrication particulièrement exigeante demandait un savoir-faire exceptionnel et demeure l’une des formes de construction les plus appréciées des collectionneurs.

Le timbre porte la signature 家忠 (Ietada), nom historiquement documenté parmi les armuriers de la prestigieuse École Saotomé. Loin d’être une inscription isolée, cette signature correspond à l’un des noms héréditaires traditionnellement utilisés par les maîtres de cette école, renforçant ainsi la solidité de son attribution historique.

À l’avant est monté un élégant kuwagata en laiton doré aux proportions harmonieuses, conférant immédiatement au casque une silhouette majestueuse. Sous celui-ci, le mabezashi, recouvert d’une profonde laque noire rō-iro, est décoré d’un superbe dragon exécuté en makie d’or. Réalisé avec une grande finesse de pinceau, le dragon semble animé d’un remarquable mouvement, illustrant parfaitement la collaboration entre les maîtres laqueurs et les armuriers japonais dans les commandes de prestige de l’époque Edo.

L’élément sculptural le plus spectaculaire du casque demeure sans doute le magnifique shishi fixé sur sa partie frontale. Réalisé en métal repoussé à patine sombre, il révèle un niveau de détail exceptionnel : chaque boucle de sa crinière est finement sculptée, les pupilles sont délicatement gravées et les crocs sont rehaussés de dorure. Cette qualité de modelé confère au visage du lion mythique une impression saisissante de puissance et de vitalité. Au-delà de son aspect décoratif, le shishi symbolise traditionnellement le courage, la vigilance et la protection divine, des vertus intimement associées à l’idéal du guerrier samouraï.

Le casque est complété par un élégant shikoro, constitué de lames de fer laquées disposées en gradins et reliées par un profond laçage de soie bleu indigo. L’excellent état de conservation de la laque comme du laçage contribue largement à l’harmonie visuelle de l’ensemble de l’armure.


Le Masque (Menpō)

Le casque est accompagné d’un remarquable menpō en fer laqué noir, conservant plusieurs des caractéristiques les plus recherchées par les collectionneurs d’armures japonaises.

Le masque possède encore sa moustache en poils naturels d’origine, tandis que ses lèvres sont rehaussées d’une intense laque vermillon créant un contraste saisissant avec la profondeur de la laque noire. Associés aux joues soigneusement modelées et aux lignes expressives du visage, ces détails donnent au masque une expression à la fois féroce et digne, destinée à impressionner l’adversaire tout en affirmant l’autorité de son porteur.

La mâchoire articulée est parfaitement conservée et permet au masque d’accompagner naturellement les mouvements du visage, améliorant simultanément le confort et la ventilation. Cette conception illustre parfaitement le haut niveau d’ingénierie atteint par les armuriers japonais, capables d’associer efficacité fonctionnelle et raffinement artistique dans une même réalisation.

La finition de laque du menpō s’accorde parfaitement avec celle du casque et de la cuirasse, constituant un indice supplémentaire démontrant que cette armure est restée un ensemble cohérent depuis son origine plutôt qu’un assemblage réalisé à partir d’éléments disparates.


La Cuirasse (Dō)

La cuirasse est réalisée selon la classique construction nimai-dō, composée de deux grandes plaques principales articulées offrant une excellente protection tout en garantissant une grande liberté de mouvement. Ce type de cuirasse devint l’une des caractéristiques majeures des armures japonaises du début de l’époque Edo, illustrant parfaitement l’évolution de l’armement après la fin des guerres du Sengoku.

Sa surface est constituée de kozane en fer soigneusement assemblés puis recouverts d’une élégante feuille d’or martelée (kinpaku-oshi), produisant un éclat métallique subtil qui varie selon la lumière. Loin d’être ostentatoire, cette finition dorée souligne avec élégance les volumes de la cuirasse tout en rappelant le rang élevé de son commanditaire.

L’ensemble est lacé avec une profonde soie bleu indigo (kon-ito) selon le traditionnel motif kebiki odoshi, où chaque lamelle est reliée par des rangées extrêmement serrées de cordons de soie. Cette technique particulièrement exigeante demeure aujourd’hui l’un des styles de laçage les plus admirés par les spécialistes, tant pour sa beauté que pour sa solidité structurelle.

L’harmonie entre la laque noire, la feuille d’or et le laçage bleu indigo constitue l’une des plus grandes qualités esthétiques de cette armure. L’ensemble des matériaux a vieilli de manière remarquablement homogène, développant une patine noble qui témoigne de son authenticité tout en conservant l’élégance et la sophistication propres aux plus belles armures japonaises de l’époque Edo.


Les Épaulières (Sode)

Les grandes sode rectangulaires reprennent fidèlement la construction et le langage décoratif de l’ensemble de l’armure. Constituées de lamelles de fer recouvertes d’une profonde laque noire, elles sont reliées par un laçage en soie bleu indigo kon-ito, réalisé selon la traditionnelle technique kebiki odoshi, assurant une parfaite continuité esthétique avec la cuirasse.

Leurs dimensions généreuses reflètent les exigences pratiques des armures du début de l’époque Edo, offrant une excellente protection des épaules tout en conservant la souplesse nécessaire aux combats à pied comme à cheval. La qualité de la laque ainsi que l’uniformité remarquable du laçage témoignent du fait que ces éléments ont toujours appartenu au même ensemble et ne constituent pas des ajouts ultérieurs.


Les Manches Blindées (Kote)

Les kote associent des éléments défensifs en fer à des renforts textiles selon la conception sophistiquée caractéristique des armures japonaises de haut niveau. Les avant-bras sont protégés par des plaques de fer articulées tandis que des sections de cotte de mailles (kusari) assurent la souplesse autour des articulations, permettant une grande liberté de mouvement sans compromettre la protection.

Les renforts en tissu à décor floral visibles sous les bras et autour des articulations méritent une attention particulière. Loin d’être des restaurations modernes, ils correspondent parfaitement à des réparations d’époque réalisées durant la vie active de l’armure afin de renforcer les zones les plus sollicitées. Leur présence constitue un témoignage précieux de l’utilisation historique de cette armure et participe pleinement à son authenticité.

L’équilibre entre les plaques de fer, la cotte de mailles et les renforts textiles illustre parfaitement le haut niveau d’ingénierie atteint par les armuriers japonais au début de l’époque Edo.


Les Protège-Cuisses (Haidate)

Les haidate poursuivent l’homogénéité de l’ensemble grâce à des éléments protecteurs en fer soigneusement montés sur un solide support textile. Leur conception souple permettait de protéger efficacement les cuisses tout en conservant une mobilité indispensable au combat.

Comme sur les kote, plusieurs renforts en tissu à motif floral apparaissent aux endroits naturellement soumis à une usure importante. Leur vieillissement harmonieux avec le reste des matériaux confirme qu’il s’agit de réparations historiques réalisées au cours de la période d’utilisation de l’armure plutôt que d’interventions modernes. Ils renforcent ainsi l’intérêt historique de l’ensemble en illustrant la manière dont une armure de samouraï était entretenue au fil des générations.


Les Jambières (Suneate)

Les suneate sont composés de lames de fer verticales articulées, fixées sur un support textile afin d’assurer une protection efficace des jambes tout en conservant une excellente liberté de mouvement. Leur finition en laque noire s’accorde parfaitement avec celle du reste de l’armure, tandis que les attaches en soie bleu indigo participent à la remarquable harmonie chromatique de l’ensemble.

La conservation générale de la laque et des éléments métalliques témoigne de plusieurs siècles de stockage soigneux et d’un entretien attentif, les légères traces du temps étant parfaitement conformes à l’ancienneté de cette armure.


La Signature et l’École Saotomé

L’un des éléments les plus importants de cette armure réside dans la signature 家忠 (Ietada) gravée sur le timbre du casque.

Le nom Ietada est historiquement documenté parmi les maîtres armuriers de la prestigieuse École Saotomé (早乙女), l’une des plus célèbres traditions japonaises de fabrication de casques. Fondée par Saotomé Nobuyasu, disciple direct du légendaire maître Myōchin Nobuie, cette école, établie dans l’ancienne province de Hitachi, acquit une réputation exceptionnelle pour la qualité de ses kabuto dès la fin de l’époque Muromachi et tout au long du début de l’époque Edo.

Plusieurs générations d’artisans de l’École Saotomé utilisèrent des noms intégrant le caractère 家 (Ie), parmi lesquels figurent Ietada, Ienari, Iesada ou encore Iechika. La signature présente sur ce casque correspond ainsi pleinement aux usages documentés de cette lignée et renforce considérablement la solidité de son attribution.

La qualité de fabrication du hoshi-bachi, associée au raffinement exceptionnel de son programme décoratif, confirme parfaitement son appartenance à cette prestigieuse tradition.


Le Blason Familial (Mon)

Les fukigaeshi présentent un élégant mon composé d’un nœud trilobé accompagné de trois petits éléments circulaires.

Son identification la plus probable correspond au blason Kashiwa (柏), très probablement dans sa variante Musubi-gashiwa (結柏). Issu de la symbolique rituelle shintō, le motif Kashiwa fut largement adopté par des familles sacerdotales, des administrateurs régionaux ainsi que par plusieurs lignées de samouraïs.

Si ce blason est parfaitement compatible avec le contexte historique de l’École Saotomé et de la province de Hitachi où celle-ci était implantée, il ne permet toutefois pas d’attribuer avec certitude l’armure à un clan particulier sans une expertise héraldique approfondie. Sa présence apporte néanmoins une dimension historique supplémentaire et conserve un élément héraldique authentique de la période d’utilisation de l’armure.


Contexte Historique

Cette armure appartient aux premières décennies de l’époque Edo, période durant laquelle le Japon entra dans plus de deux siècles de stabilité sous le gouvernement du shogunat Tokugawa. Si les grands conflits militaires avaient pratiquement disparu, les samouraïs conservèrent leur statut social privilégié et continuèrent à commander des armures d’une qualité exceptionnelle, destinées non seulement à un usage militaire, mais également aux cérémonies officielles, aux processions et à l’affirmation du prestige familial.

La construction nimai-dō illustre parfaitement cette évolution. Elle conservait toutes les qualités défensives nécessaires à un guerrier professionnel tout en permettant aux armuriers de perfectionner les proportions, les finitions en laque, les décors métalliques et les laçages de soie. Les armures du début de l’époque Edo représentent ainsi l’un des sommets artistiques de l’armurerie japonaise.

Le présent gusoku incarne admirablement cet équilibre entre fonctionnalité militaire et excellence artistique. La qualité de ses matériaux, la richesse de ses ornements sculptés, sa signature documentée et son exceptionnelle cohérence de conservation témoignent du très haut niveau atteint par les maîtres de l’École Saotomé au cours de l’une des périodes les plus raffinées de l’histoire des armures japonaises.


Documentation

L’un des aspects les plus remarquables de cette armure réside dans l’exceptionnelle qualité de la documentation qui l’accompagne. Au-delà de ses qualités artistiques et historiques, cet ensemble est soutenu à la fois par une expertise officielle contemporaine et par un important document généalogique du XVIIIe siècle, offrant un niveau de provenance rarement rencontré sur le marché des armures japonaises.

L’armure est accompagnée d’un certificat délivré par la Nihon Katchū Bugu Kenkyū Hozonkai (日本甲冑武具研究保存会), l’Association japonaise pour l’étude et la préservation des armures et armes traditionnelles. Fondée en 1961 et officiellement reconnue par le ministère japonais de l’Éducation, cette institution est considérée comme la principale autorité japonaise exclusivement consacrée à l’authentification, à l’étude et à la préservation des armures traditionnelles.

Le 27 août 2023, cette armure a reçu la classification Tokubetsu Kichō Shiryō (特別貴重資料), ou Document Historique Particulièrement Précieux. Cette distinction correspond au troisième niveau du système de classification de l’association et confirme l’importance historique, l’authenticité et le remarquable état de conservation de cette armure.

Bien qu’il ne s’agisse pas du plus haut niveau de certification existant, cette distinction constitue une reconnaissance importante délivrée par l’une des institutions les plus respectées du Japon dans le domaine des armures anciennes et renforce considérablement la crédibilité historique de cette pièce.


Le Rouleau Généalogique

L’armure est également accompagnée d’un remarquable rouleau généalogique daté de Hōreki 6 (1756), retraçant la lignée de l’École Saotomé depuis l’ancêtre semi-légendaire Takenouchi no Sukune jusqu’au célèbre maître Myōchin Nobuie, identifié par son titre historiquement attesté de Sakon no Shōgen durant l’ère Tenbun.

Ce document ne constitue pas un certificat de fabrication de cette armure en particulier. Il s’agit d’un document traditionnel de transmission généalogique (keifu) destiné à préserver le prestige, la légitimité et la continuité d’une des plus importantes écoles d’armuriers du Japon. De tels documents étaient conservés par les grands ateliers afin de démontrer la transmission héréditaire de leur savoir-faire.

Son intérêt réside dans le fait qu’il confirme de manière indépendante l’existence historique de la lignée à laquelle est attribuée la signature du casque. Associé au nom Ietada, parfaitement documenté au sein de l’École Saotomé, ce rouleau apporte un contexte historique précieux qui renforce considérablement l’attribution proposée sans avoir recours à des affirmations spéculatives.

La réunion d’un casque signé, d’une école historiquement documentée, d’un rouleau généalogique du XVIIIe siècle et d’un certificat moderne d’authentification constitue un ensemble documentaire d’une cohérence exceptionnelle, rarement observé sur une armure complète de l’époque Edo.


État de Conservation

Compte tenu de son ancienneté de près de quatre siècles, cette armure est remarquablement bien conservée.

La laque est superbement préservée sur le casque, la cuirasse et l’ensemble des principaux éléments métalliques, conservant toute sa profondeur et son harmonie visuelle. Les garnitures dorées offrent encore aujourd’hui un élégant contraste avec la laque noire, tandis que le laçage en soie bleu indigo participe à l’équilibre esthétique de l’ensemble.

Quelques traces normales d’utilisation historique sont visibles, principalement sur certaines parties textiles des kote et des haidate. Elles correspondent précisément aux zones naturellement les plus sollicitées lors de l’utilisation de l’armure et sont parfaitement compatibles avec des réparations anciennes réalisées durant son époque d’utilisation.

Plus important encore, aucun élément ne laisse supposer que cette armure ait été recomposée à partir d’éléments disparates. La remarquable homogénéité des matériaux, des laques, des techniques de fabrication et du laçage démontre qu’il s’agit d’un ensemble demeuré cohérent au cours de son histoire, une qualité devenue particulièrement rare parmi les armures japonaises conservées.


Caractéristiques

  • Type : Armure complète de Samouraï Japonais (Gusoku)
  • École : École Saotomé (早乙女)
  • Signature : Ietada (家忠)
  • Période : Début de l’époque Edo, vers 1600–1650
  • Casque : Kabuto Hoshi-bachi en fer riveté
  • Maedate : Kuwagata en laiton doré
  • Mabezashi : Laque noire Rō-iro décorée d’un dragon en Makie d’or
  • Ornement frontal : Shishi sculpté en métal repoussé avec détails dorés
  • Masque : Menpō en laque noire avec mâchoire articulée et moustache en poils naturels
  • Cuirasse : Nimai-dō en kozane de fer recouverts de feuille d’or (Kinpaku-oshi)
  • Laçage : Soie bleu indigo Kon-ito Kebiki Odoshi
  • Sode : Épaulières lamellaires en fer laqué assorties
  • Kote : Plaques de fer, cotte de mailles et renforts textiles d’époque
  • Haidate : Protège-cuisses en fer montés sur support textile
  • Suneate : Jambières articulées en fer
  • Mon : Blason de type Kashiwa à trois lobes (probablement variante Musubi-gashiwa)
  • Certification : Tokubetsu Kichō Shiryō (27 août 2023)
  • Organisme certificateur : Nihon Katchū Bugu Kenkyū Hozonkai
  • Documentation complémentaire : Rouleau généalogique daté de Hōreki 6 (1756)
  • État : Excellent état de conservation historique avec ensemble homogène et usure conforme à son ancienneté.

Valeur pour les Collectionneurs

Les armures complètes de l’époque Edo deviennent de plus en plus rares, mais les exemplaires réunissant une signature documentée, une parfaite cohérence d’origine et une certification officielle demeurent véritablement exceptionnels.

Cette armure se distingue par plusieurs caractéristiques majeures. Son casque signé Ietada l’inscrit dans la production historiquement documentée de la prestigieuse École Saotomé, l’une des plus importantes traditions japonaises de fabrication de casques. L’homogénéité remarquable de l’ensemble indique qu’il ne s’agit pas d’une armure recomposée, mais d’un véritable ensemble historique demeuré cohérent au fil des siècles.

Sa certification officielle Tokubetsu Kichō Shiryō confirme indépendamment son authenticité et son importance historique, tandis que le rouleau généalogique du XVIIIe siècle apporte un niveau supplémentaire de documentation rarement rencontré sur une armure individuelle.

Sur le plan artistique, cette armure offre un équilibre remarquable entre raffinement esthétique et fonctionnalité militaire. Le magnifique shishi sculpté, le dragon en makie d’or, la cuirasse recouverte de feuille d’or et l’élégant laçage en soie bleu indigo composent un ensemble d’une présence exceptionnelle tout en conservant une parfaite authenticité historique.

Pour les collectionneurs à la recherche d’une armure japonaise de niveau muséal, soutenue par une documentation solide autant que par ses qualités esthétiques, ce gusoku représente une opportunité particulièrement rare sur le marché international.

Véritable chef-d’œuvre de l’armurerie japonaise du début de l’époque Edo, ce remarquable gusoku signé de l’École Saotomé réunit authenticité historique, excellence artistique et provenance documentaire exceptionnelle. Son état de conservation remarquable, sa certification Tokubetsu Kichō Shiryō, son rouleau généalogique du XVIIIe siècle et la qualité exceptionnelle de son exécution en font une pièce majeure, digne des plus prestigieuses collections d’armes et d’armures japonaises.

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Supein Nihonto
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