Description
Tsuba Marugata en Shakudō aux Chrysanthèmes – Signature Ōmi Yasumasa saku
Japon · Première moitié du XXe siècle · Shakudō · Tsuba Marugata · Motif de chrysanthèmes · Iroe en plusieurs métaux · Signature Ōmi Yasumasa saku · 7,9 × 7,1 cm
Élégante tsuba marugata japonaise en shakudō datant de la première moitié du XXe siècle, décorée d’une abondante composition de chrysanthèmes et portant la signature Ōmi Yasumasa saku.
La garde est travaillée sur un fond profond en shakudō noir, dont la surface sombre et brillante constitue un remarquable arrière-plan pour l’abondant décor floral. Les chrysanthèmes recouvrent une grande partie de la plaque, leurs pétales et leurs centres étant modelés en relief et enrichis de tonalités métalliques contrastées.
Des détails dorés, argentés et cuivrés sont associés grâce à un travail d’iroe en plusieurs métaux, produisant une composition d’une grande profondeur visuelle tout en conservant l’élégance sobre caractéristique des montures de sabres japonais.
La pièce est accompagnée d’un certificat Supein Nihonto et d’une boîte en bois.
Une Tsuba Marugata
La tsuba adopte une forme marugata, c’est-à-dire globalement circulaire. Ce contour compact crée un cadre équilibré pour le dense décor floral qui recouvre la plaque.
Plutôt que de s’appuyer sur un décor ajouré ou sur une grande scène narrative, son impact visuel repose sur la relation entre le fond sombre et les nombreuses fleurs réparties sur la surface.
De loin, la garde apparaît comme une composition florale unifiée, tandis qu’un examen rapproché révèle le traitement individuel de chaque fleur et les différents métaux utilisés dans le décor.
Les collectionneurs souhaitant découvrir d’autres exemplaires peuvent consulter notre sélection de tsuba japonaises.
Shakudō – Un fond sombre pour mettre en valeur le décor
Le matériau principal est le shakudō, alliage japonais traditionnel à base de cuivre et d’une petite quantité d’or, apprécié pour la surface sombre obtenue par patination contrôlée.
Dans cette pièce, ce fond sombre joue un rôle essentiel dans la composition. Son aspect noir à noir violacé permet aux tonalités plus chaudes de l’or et du cuivre, ainsi qu’aux détails argentés plus clairs, de se détacher nettement de la plaque.
Le contraste n’est pas simplement décoratif. Il structure l’ensemble du dessin, séparant visuellement les fleurs et les pétales tout en donnant à la surface une apparence stratifiée.
Le caractère de la tsuba évolue ainsi selon la distance d’observation : le regard perçoit d’abord le fond sombre et l’ensemble du motif floral, puis découvre progressivement les détails individuels du travail du métal.
Des chrysanthèmes sur toute la plaque
Le motif principal est le chrysanthème, ou kiku, l’un des sujets floraux récurrents dans les arts décoratifs japonais et les montures de sabres.
Plutôt que de présenter une fleur isolée, l’artiste a créé une composition abondante dans laquelle de nombreux chrysanthèmes occupent presque toute la surface visible.
Certaines fleurs sont représentées entièrement ouvertes, tandis que d’autres se superposent ou apparaissent entre les fleurs voisines, évitant ainsi toute impression de rigidité ou de répétition.
Les pétales superposés se prêtent particulièrement bien au travail du métal en relief, permettant à chaque fleur de prendre du volume sur le fond sombre relativement plat.
Décor floral en haut-relief
Les chrysanthèmes sont réalisés en haut-relief, donnant au décor une forte dimension sculpturale.
Les pétales individuels s’élèvent au-dessus de la plaque en shakudō au lieu d’être simplement gravés dans sa surface. Cette construction crée des différences marquées de lumière et d’ombre et souligne la structure superposée des fleurs.
Le relief permet également aux différentes tonalités métalliques d’occuper plusieurs niveaux visuels, renforçant la sensation de profondeur sur un objet pourtant relativement compact.
Malgré la densité du décor, les différentes fleurs restent clairement identifiables au sein de la composition générale.
Décoration Iroe en plusieurs métaux
L’une des principales caractéristiques de cette tsuba est l’utilisation d’un décor iroe en plusieurs métaux.
Les éléments floraux alternent entre des finitions dorées, argentées et cuivrées, créant un riche contraste avec le fond sombre en shakudō.
Les différents métaux ne suivent pas un motif uniforme. Les fleurs et leurs détails reçoivent au contraire des traitements chromatiques variés qui encouragent le regard à parcourir constamment la surface.
Cette variation contrôlée évite que le décor densément travaillé ne paraisse plat et permet à chaque fleur de conserver sa propre présence au sein de l’ensemble.
Le chrysanthème comme motif décoratif
Le chrysanthème occupe depuis longtemps une place importante dans l’art japonais et apparaît notamment dans la peinture, les textiles, la laque, la céramique et le travail du métal, y compris sur les montures de sabres.
Pour un artisan du métal, cette fleur offre de nombreuses possibilités décoratives. Ses pétales densément organisés peuvent être représentés par gravure, sculpture, relief ou métaux contrastants, permettant une grande variété même au sein d’une composition répétitive.
Sur cette tsuba, la répétition des chrysanthèmes devient le langage visuel central de l’objet plutôt qu’un simple élément secondaire.
Les fleurs recouvrent la plaque sombre presque comme un petit jardin travaillé dans le métal, donnant à la garde un caractère très décoratif tout en conservant les proportions compactes d’une monture de sabre japonais.
Tradition du travail du métal Kinko
La pièce est cataloguée comme ayant été exécutée dans la tradition classique du travail du métal kinko, utilisant des techniques décoratives et différents métaux non ferreux associés aux montures de sabres japonais.
Bien que la tsuba date de la première moitié du XXe siècle, ses matériaux, son vocabulaire floral et son traitement en plusieurs métaux poursuivent consciemment des techniques et des esthétiques développées dans les montures de sabres japonaises des périodes antérieures.
La combinaison d’un fond en shakudō et d’éléments décoratifs en métaux contrastants permet de créer la couleur à travers les métaux eux-mêmes plutôt que grâce à une surface peinte.
Cette relation entre matériau, patination, relief et couleur constitue un aspect essentiel du caractère visuel de la pièce.
Nakago-Ana et Seppa-Dai doré
Au centre de la garde se trouve le nakago-ana, l’ouverture par laquelle passe la soie de la lame lorsque la tsuba est montée sur un sabre.
La zone centrale est encadrée par un seppa-dai doré soigneusement fini, ajoutant un nouveau contraste métallique chaud au shakudō environnant.
Sa surface relativement sobre crée une pause visuelle entre les nombreux chrysanthèmes qui l’entourent et l’ouverture centrale de la garde.
Cette zone porte également la signature associée à la pièce.
Signature Ōmi Yasumasa Saku
La tsuba porte la signature Ōmi Yasumasa saku.
L’inscription est située sur la zone centrale associée au seppa-dai, intégrant la signature à la construction de la garde plutôt que de la placer parmi le décor floral.
Le catalogue reprend la signature telle qu’elle est fournie avec la pièce. Cette formulation doit donc être comprise comme l’identification de l’inscription portée par la tsuba et non comme une attribution supplémentaire au-delà de la documentation disponible.
Première moitié du XXe siècle
La tsuba est datée de la première moitié du XXe siècle.
La pièce illustre la continuité des traditions japonaises du travail du métal jusque dans la période moderne, des artisans continuant à employer des matériaux et des techniques décoratives étroitement associés aux montures de sabres historiques.
Son intérêt réside donc non seulement dans sa composition florale, mais aussi dans la continuité du vocabulaire technique du shakudō et du travail d’iroe en plusieurs métaux.
Comprendre la Tsuba
La tsuba fait partie de la monture d’un sabre japonais et se situe entre la lame et la poignée.
Au-delà de sa fonction pratique dans le montage du sabre, la tsuba devint un domaine majeur du travail du métal japonais, permettant aux artisans d’explorer des sujets allant des plantes et des animaux à la mythologie, aux paysages et aux scènes de la vie quotidienne.
Pour découvrir plus en détail leur construction, leur fonction et leur évolution, consultez notre guide Qu’est-ce qu’une Tsuba ?.
Dimensions
Dimensions : 7,9 × 7,1 cm
Certificat et boîte en bois
La tsuba est accompagnée d’un certificat Supein Nihonto.
Une boîte de rangement en bois est également incluse, permettant de conserver et de présenter la pièce séparément d’une monture de sabre.
Caractéristiques
- Objet : Tsuba japonaise
- Forme : Marugata
- Datation : Première moitié du XXe siècle
- Origine : Japon
- Matériau principal : Shakudō
- Décor : Chrysanthèmes
- Technique : Travail iroe en haut-relief et plusieurs métaux
- Tonalités décoratives : Détails dorés, argentés et cuivrés
- Zone centrale : Seppa-dai doré autour du nakago-ana
- Signature : Ōmi Yasumasa saku
- Dimensions : 7,9 × 7,1 cm
- Certificat : Certificat Supein Nihonto inclus
- Boîte : Boîte en bois incluse
Intérêt pour les collectionneurs
Cette tsuba réunit plusieurs éléments particulièrement intéressants dans le contexte du travail décoratif du métal japonais : un fond profond en shakudō, une abondante composition de chrysanthèmes, un travail en relief et un décor contrasté en plusieurs métaux.
La disposition particulièrement dense des fleurs invite à une observation rapprochée, chacune étant différenciée par le relief, la couleur et la finition métallique tout en restant intégrée dans une composition globale cohérente.
La zone centrale dorée crée un puissant contrepoint visuel au shakudō sombre, tandis que la signature Ōmi Yasumasa saku constitue un important élément documentaire de la pièce.
Accompagnée de son certificat Supein Nihonto et de sa boîte en bois, elle constitue un élégant exemple de monture de sabre japonaise de la première moitié du XXe siècle, poursuivant consciemment le langage décoratif traditionnel du travail du métal kinko.
Élégante tsuba marugata en shakudō aux chrysanthèmes, datant de la première moitié du XXe siècle et portant la signature Ōmi Yasumasa saku. La plaque sombre en shakudō est abondamment couverte de fleurs en haut-relief enrichies de détails iroe dorés, argentés et cuivrés, créant une composition richement stratifiée autour de la zone centrale dorée. Fournie avec certificat Supein Nihonto et boîte en bois. Dimensions : 7,9 × 7,1 cm.















