Description
DESCRIPTION DE L’ARTICLE :
Livré avec un sac en kimono ou en coton. Livré avec un certificat de Supein Nihonto. Livré avec une copie du Tokorusho.
Période Muromachi
Vue d’ensemble
Cette katana mumei, attribuable sur des bases stylistiques à la période Muromachi, présente une sugata nettement ancienne et très convaincante, avec une configuration générale élégante et fonctionnelle parfaitement cohérente avec une lame koto pratique. Les proportions sont particulièrement attrayantes, définies par un long nagasa de 69,1 cm et un sori généreux de 2,0 cm, donnant au sabre une silhouette fluide et bien équilibrée avec un fort caractère classique. Il n’y a ici ni rigidité ni impression de géométrie plus tardive et artificielle ; la lame se présente immédiatement comme une vieille épée, avec une courbure correcte, des proportions matures et l’autorité discrète attendue d’une authentique pièce ancienne.
Lame
La lame montre une construction générale élancée et bien équilibrée, avec un profil raffiné qui renforce son apparence ancienne. Le kissaki est correctement proportionné et s’intègre naturellement dans la ligne de la lame, évitant toute impression exagérée ou trop agressive. La sugata générale constitue l’un des points les plus forts de cette épée, combinant longueur, courbure et proportions d’une manière qui demeure extrêmement séduisante tant sur le plan académique que commercial.
Le hamon apparaît comme un suguha-chō avec une légère ondulation naturelle et de petites variations le long du yakiba, suffisantes pour éviter une apparence plate ou sans vie tout en conservant un caractère sobre et martial. Il ne s’agit pas d’une trempe ostentatoire ni conçue pour un effet décoratif. Son attrait réside précisément dans cette apparence contrôlée et disciplinée, qui convient parfaitement à la lame.
La surface de l’acier conserve une texture ancienne convaincante, et la lame présente suffisamment d’activité visuelle pour rester intéressante à examiner de près. La jihada n’est pas parfaitement lisible sur toutes les photographies, mais la surface ne paraît ni plate ni inerte ; au contraire, elle conserve la texture vécue et la profondeur visuelle attendues d’une lame ancienne. Le polissage permet d’apprécier clairement la construction et la ligne de trempe sans masquer l’âge de la lame ni sur-présenter l’acier.
Nakago
Le nakago présente une patine sombre appropriée et montre trois mekugi-ana, un détail important qui renforce fortement l’impression d’une lame réellement ancienne ayant connu plusieurs remontages au fil du temps. L’absence de signature est entièrement cohérente avec une vieille lame de ce type et doit être comprise dans ce contexte. Ce qui importe ici n’est pas l’absence de mei, mais la force morphologique de la lame : l’épée convainc par sa sugata, sa courbure, son tranchant trempé et la présence visuelle indéniable d’un authentique ancien sabre japonais.
Koshirae
Le koshirae est bien adapté à la lame et construit avec une cohérence esthétique évidente. La saya, finie dans une surface noire texturée sobre de caractère ishime-ji, confère à la monture une apparence retenue et sérieuse parfaitement appropriée au sabre. La tsuka est enveloppée de tsuka-ito vert foncé sur un samegawa clair, une combinaison classique et très efficace qui apporte de la dignité à la monture sans excès inutile.
Il convient particulièrement de noter que le fuchi, le kashira et les menuki forment un ensemble assorti à motifs de dragons, un point important qui ajoute à la fois cohérence iconographique et valeur commerciale à la monture. Il ne s’agit pas de garnitures assemblées au hasard, mais d’un ensemble décoratif coordonné qui donne au koshirae une identité plus forte. La tsuba, de forme simple maru-gata et d’apparence sobre, maintient l’équilibre de la monture sans introduire de surcharge décorative. Le habaki aux tons dorés apporte l’accent visuel approprié à la base de la lame, ajoutant chaleur et une subtile impression de qualité à une monture par ailleurs sobre.
Évaluation
Dans son ensemble, il s’agit d’une très séduisante katana mumei de l’époque Muromachi avec une ancienne sugata convaincante, un sori généreux, un hamon suguha-chō visible, un nakago patiné avec trois mekugi-ana et un koshirae sobre mais bien résolu renforcé par un ensemble assorti de garnitures à motifs de dragons. Commercialement, cette pièce fonctionne parce qu’elle offre ce qui compte réellement : proportion, ancienneté, honnêteté structurelle et une monture cohérente et de bon goût. Elle ne repose pas sur des éléments théâtraux. Son attrait réside dans la confiance tranquille d’une lame véritablement ancienne qui se présente exactement comme elle le devrait.
Spécifications
Type : Katana
Signature : Mumei
Période : Muromachi
Nagasa : 69,1 cm
Sori : 2,0 cm
Nakago : Ancienne patine sombre, 3 mekugi-ana
Sugata : Élancée, classique et bien courbée
Hamon : Suguha-chō avec légères irrégularités naturelles
Jihada : Partiellement visible, avec une texture ancienne convaincante
Koshirae : Complet
Saya : Finition noire texturée, style ishime-ji
Tsuka : Tsuka-ito vert foncé sur samegawa clair
Fuchi / Kashira / Menuki : Ensemble assorti à motifs de dragons
Tsuba : Maru-gata, style sobre
Habaki : Teinte dorée



























