Description
Katana Japonais (Nihontō) – Signé Masatoshi 正利
École Sakakura Seki · Fin de l’époque Muromachi · Vers 1532–1558 · NBTHK Tokubetsu Hozon · Torokusho original de 1951 · Koshirae complet et Shirasaya
Un exceptionnel katana japonais signé 正利 – Masatoshi, attribué à l’école Sakakura Seki, une branche distinctive de la tradition de Mino active à la fin de l’époque Muromachi. Datée approximativement de 1532–1558, la lame représente la tradition de forge pratique et particulièrement efficace pour laquelle les forgerons de Seki devinrent célèbres, associant un acier solide, une forge raffinée et une ligne de trempe active.
La lame présente un remarquable nagasa d’environ 71,2 cm — un peu plus de 2 shaku 3 sun 5 bu — lui conférant les proportions et la présence visuelle d’un véritable katana de combat de pleine longueur.
Son ko-itame hada finement travaillé, son nioi-guchi clair et actif, son kissaki de proportions classiques et son boshi revenant en une courbe douce témoignent du travail discipliné associé aux lames de qualité de la tradition de Mino.
Le sabre se distingue particulièrement par sa documentation. Il est accompagné d’un certificat NBTHK Tokubetsu Hozon Tōken délivré en décembre 2022, authentifiant la signature et reconnaissant la lame au sein de la prestigieuse catégorie Tokubetsu Hozon.
Il est également accompagné de son torokusho japonais original, délivré par la préfecture de Niigata en 1951, établissant une provenance japonaise documentée remontant à plus de soixante-dix ans.
La lame est complétée par un koshirae traditionnel cohérent conservant ses garnitures d’époque, décorées de motifs à la fois auspicieux et martiaux, notamment Daikokuten, dragons, oiseaux, motifs floraux et shishi. Un shirasaya en bois naturel est également inclus pour la conservation à long terme de la lame.
Le Forgeron – Masatoshi 正利
La lame est signée Masatoshi 正利, forgeron associé à l’école Sakakura Seki de la tradition de Mino.
Masatoshi était le fils de Sakakura Masayoshi et travaillait non pas directement à Seki, mais dans la localité voisine de Sakakura, située le long de la route faisant face à la rivière Kiso.
Cette distinction géographique donna naissance à l’appellation Sakakura Seki, désignant un groupe de forgerons lié à la tradition générale de Seki mais suffisamment distinct pour être reconnu comme une branche propre.
Les écoles de Seki devinrent célèbres durant l’époque Muromachi pour la fabrication de sabres fiables et efficaces destinés à l’usage pratique pendant une période marquée par des conflits militaires presque continus.
Le travail de Masatoshi appartient à cet environnement, mais les sources japonaises le distinguent de la production Seki plus générale et décrivent son niveau technique comme ayant évolué plus rapidement que celui de nombreux forgerons Seki contemporains.
Relation avec la Tradition Muramasa
Un aspect particulièrement intéressant du travail de Masatoshi réside dans sa proximité visuelle et technique avec la célèbre école Muramasa d’Ise.
Le caractère 正 de la signature de Masatoshi a été remarqué pour sa ressemblance avec la forme utilisée par les forgerons Muramasa.
Un certain degré d’échange technique entre les deux traditions est généralement admis, reflétant les liens géographiques et professionnels étroits qui existaient entre les communautés de forgerons régionales.
Les motifs de gunome-midare rencontrés dans les travaux de Masatoshi en nioi-deki renforcent cette comparaison.
Cette relation ne signifie pas que Masatoshi appartenait à l’école Muramasa, mais témoigne plutôt des échanges techniques qui caractérisaient la production de sabres dans le centre du Japon à la fin de l’époque Muromachi.
La Signature (Mei)
La lame porte la signature :
正利
Masatoshi
Cette signature identifie le forgeron dont le travail est associé à la branche Sakakura Seki de la tradition de Mino.
L’authenticité de la signature a été examinée et reconnue par la NBTHK, qui a délivré à la lame son certificat actuel Tokubetsu Hozon Tōken.
Pour le collectionneur, il s’agit d’un point particulièrement important : l’attribution ne repose pas uniquement sur une comparaison stylistique, mais bénéficie d’une certification spécialisée japonaise contemporaine.
La Lame (Tōshin)
La lame possède un nagasa d’environ 71,2 cm, enregistré traditionnellement comme un peu plus de 2 shaku 3 sun 5 bu.
Cette longueur importante place sans ambiguïté le sabre dans la catégorie des katana de pleine taille.
La lame présente un sori bien équilibré, conférant au sugata général une courbure élégante sans diminuer son puissant caractère martial.
Le kissaki présente des proportions classiques et ne montre aucun éclat ni dommage visible majeur.
La géométrie générale offre la silhouette disciplinée et fonctionnelle que l’on attend d’un véritable sabre de combat de la fin de l’époque Muromachi.
Le Jigane et le Hada
Le motif de forge est décrit comme un ko-itame hada fin et dense.
Le grain est compact et soigneusement travaillé, créant une surface d’acier raffinée plutôt qu’une texture grossière ou excessivement prononcée.
Cette forge serrée correspond à la réputation de la tradition de Mino pour la production de lames solides et fiables tout en maintenant un haut niveau de qualité artisanale.
La texture subtile devient particulièrement visible sous une lumière directionnelle, permettant d’apprécier la structure de l’acier sur toute la surface polie.
Le Hamon
La lame présente un hamon clair et actif, avec un nioi-guchi bien défini.
Le travail de Masatoshi est associé à une trempe en nioi-deki et à un gunome-midare dynamique, caractéristiques qui relient son œuvre à la tradition de Mino ainsi qu’aux influences techniques partagées avec les écoles voisines.
La ligne de trempe crée un mouvement visuel tout au long de la lame sans rompre l’équilibre de sa géométrie générale.
Son activité constitue l’un des principaux points d’intérêt lors de l’examen de la lame sous un éclairage adapté.
Le Kissaki et le Boshi
Le kissaki conserve des proportions classiques et forme une conclusion équilibrée au sugata général.
Le hamon se poursuit dans la pointe pour former le boshi, qui revient en une courbe douce.
Ce retour contrôlé confère à la pointe un caractère sobre et élégant, cohérent avec le travail discipliné visible sur l’ensemble de la lame.
L’absence d’éclats visibles ou de dommages majeurs autour de la pointe contribue également à l’intégrité générale du sabre.
Le Nakago
Le nakago conserve une patine historique sombre et régulière, cohérente avec l’âge de la lame.
Il présente deux mekugi-ana, témoignant de changements de montage au cours de la longue histoire du sabre.
Cette surface ancienne doit être considérée comme une partie essentielle de l’intégrité historique de la lame et ne doit pas être nettoyée ou altérée.
La conservation du nakago signé, avec sa patine ancienne, constitue l’un des liens physiques les plus directs avec la fabrication du sabre durant l’époque Muromachi.
Le Koshirae
Le katana est accompagné d’un koshirae traditionnel cohérent conservant ses garnitures d’époque.
Plutôt que de présenter des éléments décoratifs sans relation entre eux, la monture combine une iconographie auspicieuse, religieuse et martiale caractéristique de l’orfèvrerie japonaise destinée aux sabres.
Les surfaces métalliques sombres, les rehauts dorés, le tressage noir et le saya texturé créent une composition visuelle sophistiquée qui complète parfaitement le caractère historique de la lame.
La qualité et la diversité des garnitures confèrent au koshirae un intérêt propre considérable, au-delà de son rôle de monture traditionnelle.
La Tsuka
La tsuka est enveloppée d’un ito noir sur un samegawa clair, selon un tressage traditionnel en losanges.
Le contraste entre le tressage sombre et la peau de raie claire crée une apparence classique et élégante.
Le tressage reste en bon état général et constitue une base visuellement sobre pour les garnitures métalliques plus élaborées.
À travers les ouvertures en forme de losange apparaissent les menuki décoratifs.
Les Menuki – Daikokuten
Les menuki représentent Daikokuten, l’un des Shichifukujin, les Sept Dieux du Bonheur du Japon.
Daikokuten est traditionnellement identifiable par son maillet magique et son sac de trésors et est associé à la prospérité, à la fortune et à l’abondance.
Sa présence sur la poignée introduit une forte dimension auspicieuse à la monture.
Les figures sont placées sous le tressage noir et apparaissent à travers les ouvertures du tsuka-ito, créant de subtils accents décoratifs le long de la poignée.
Le Fuchi
Le fuchi porte un motif décoratif représentant un dragon parmi les vagues.
Le dragon est l’une des créatures symboliques les plus importantes de l’art japonais, traditionnellement associé à la puissance, à la protection, à l’eau et à l’autorité surnaturelle.
L’association du dragon et des vagues constitue un motif particulièrement approprié pour les garnitures d’un sabre, combinant puissance martiale et dynamisme naturel.
Le décor est exécuté sur une surface métallique sombre, créant profondeur et contraste à la base de la poignée.
Le Kashira
Le kashira est décoré d’un oiseau en relief doré.
Les rehauts dorés se détachent clairement sur le fond métallique sombre et apportent une élégante touche de couleur à l’extrémité de la poignée.
Le traitement reste raffiné sans être excessif, permettant au décor d’être apprécié de près sans dominer visuellement le reste de la monture.
Associé aux autres garnitures, le kashira contribue à la richesse iconographique du koshirae.
La Tsuba
La tsuba est circulaire et réalisée en fer.
Sa surface est décorée d’incrustations dorées représentant des motifs floraux et un shishi.
Le shishi, ou lion gardien, est traditionnellement associé à la protection et à l’autorité spirituelle et apparaît fréquemment dans les arts décoratifs japonais.
L’association du fer ancien et de l’or crée un contraste sobre mais visuellement riche, tandis que les ornements floraux adoucissent le caractère martial du motif du lion gardien.
Le Saya
Le saya est particulièrement remarquable et recouvert d’un same à grain fin.
Ce traitement de surface confère au fourreau un caractère tactile et visuel inhabituel par rapport aux exemplaires traditionnellement laqués.
La texture fine demeure sobre et élégante, permettant à l’ensemble de conserver une apparence formelle.
Le saya conserve son kurikata et est complété par un sageo noir tressé.
Le Shirasaya
Le sabre est également accompagné de son shirasaya correspondant.
Le shirasaya est réalisé en bois naturel non laqué et est spécialement destiné à la conservation sûre de la lame lorsqu’elle n’est pas montée dans son koshirae décoratif.
Il possède son propre mekugi et permet de conserver la lame dans un environnement neutre, sans contact prolongé avec les matériaux plus complexes de la monture formelle.
Pour une lame de cette qualité et de ce niveau de certification, la présence d’un shirasaya dédié constitue un avantage important pour sa conservation à long terme.
NBTHK Tokubetsu Hozon Tōken
La lame est accompagnée d’un certificat NBTHK Tokubetsu Hozon Tōken délivré en décembre 2022.
La Nihon Bijutsu Tōken Hozon Kyōkai est la principale organisation japonaise consacrée à l’étude et à la préservation des sabres japonais traditionnellement forgés en tant qu’œuvres d’art.
La classification Tokubetsu Hozon représente un niveau important du système de certification de la NBTHK et est attribuée aux lames reconnues comme particulièrement dignes de préservation.
Dans le cas présent, la certification authentifie la signature Masatoshi 正利 et constitue une reconnaissance spécialisée de l’importance historique et artistique de la lame.
Cette certification renforce considérablement l’intérêt du sabre pour les collectionneurs avancés.
Enregistrement Japonais Original de 1951
La lame est également accompagnée de son certificat japonais d’enregistrement torokusho original.
Ce document fut délivré par la préfecture de Niigata en 1951.
Sa date particulièrement ancienne est importante, puisqu’elle place le sabre dans le système japonais d’enregistrement de l’après-guerre dès ses premières années.
La conservation de cette documentation établit une provenance japonaise documentée remontant à plus de sept décennies.
Associée à la certification moderne NBTHK Tokubetsu Hozon, elle constitue une documentation historique particulièrement intéressante pour la lame.
État de Conservation
La lame se trouve dans un état permettant d’apprécier ses principales caractéristiques, notamment son fin ko-itame hada, son nioi-guchi actif, son kissaki classique et son boshi revenant doucement.
Aucun éclat visible ni dommage majeur n’est présent sur le tranchant ou la pointe.
Le nakago conserve sa patine historique sombre et ses deux mekugi-ana.
Le koshirae demeure cohérent et visuellement séduisant, avec son tressage noir, son samegawa clair, ses garnitures dorées, sa tsuba en fer et son saya finement texturé, formant un ensemble fortement traditionnel.
Les signes naturels d’âge et d’utilisation historique sont cohérents avec la période et doivent être considérés comme faisant partie de la longue histoire du sabre.
Caractéristiques
- Classification : Katana Japonais / Nihontō
- Forgeron : Masatoshi 正利
- École : École Sakakura Seki
- Tradition : Mino
- Période : Fin de l’époque Muromachi
- Datation approximative : Vers 1532–1558
- Nagasa : Environ 71,2 cm
- Mesure traditionnelle : Un peu plus de 2 shaku 3 sun 5 bu
- Sori : Bien équilibré
- Hada : Ko-itame fin
- Hamon : Nioi-guchi actif / associé à un Gunome-midare en Nioi-deki
- Boshi : Retour doux
- Kissaki : Proportions classiques
- Nakago : Signé, patine historique sombre
- Mekugi-ana : Deux
- Mei : 正利 – Masatoshi
- Certification : NBTHK Tokubetsu Hozon Tōken
- Date du certificat NBTHK : Décembre 2022
- Enregistrement historique : Torokusho japonais original
- Préfecture d’enregistrement : Niigata
- Date d’enregistrement : 1951
- Koshirae : Monture traditionnelle complète avec garnitures d’époque
- Tsuka : Ito noir sur Samegawa clair
- Menuki : Daikokuten
- Fuchi : Dragon parmi les vagues
- Kashira : Oiseau en relief doré
- Tsuba : Tsuba circulaire en fer avec motifs floraux dorés et Shishi
- Saya : Saya recouvert de Same à grain fin
- Sageo : Cordon noir tressé
- Shirasaya : Inclus, bois naturel non laqué avec son propre Mekugi
- État : État ancien sans éclats visibles ni dommages majeurs
- Inclus : Housse de rangement en tissu de kimono ou coton
- Certificat : Certificat d’Authenticité Supein Nihonto
Valeur pour Collectionneur
Ce katana réunit plusieurs qualités qui le rendent particulièrement intéressant pour un collectionneur avancé : une lame signée de la fin de l’époque Muromachi, une attribution distinctive à Sakakura Seki, des dimensions importantes, une certification Tokubetsu Hozon, un enregistrement japonais d’après-guerre exceptionnellement ancien, une monture traditionnelle complète et un shirasaya dédié.
L’attribution à Sakakura Seki confère au sabre un intérêt historique particulier. Bien qu’appartenant à la tradition générale de Mino, le groupe Sakakura occupait une position géographique et technique propre, distincte du centre principal de Seki.
La relation entre le travail de Masatoshi et celui des traditions voisines, notamment les affinités techniques observées avec Muramasa, distingue davantage son œuvre de la production Seki plus anonyme de la période.
La lame conserve les qualités fonctionnelles pour lesquelles les sabres de Mino de la fin de l’époque Muromachi étaient réputés : proportions substantielles, acier compact et bien forgé, ligne de trempe efficace et géométrie classique et fonctionnelle.
Plus important encore, l’identité du sabre est soutenue par une certification NBTHK Tokubetsu Hozon, qui authentifie la signature et place la lame dans une catégorie élevée de préservation reconnue au Japon.
Le torokusho de Niigata de 1951 apporte une dimension documentaire exceptionnelle. Peu de sabres présents sur le marché international conservent une documentation d’enregistrement provenant d’une phase aussi ancienne du système japonais de préservation des sabres de l’après-guerre.
Le koshirae qui accompagne la lame ajoute une valeur visuelle et historique considérable. Les menuki représentant Daikokuten, le fuchi au dragon parmi les vagues, le kashira à l’oiseau doré, la tsuba en fer avec shishi et motifs floraux, ainsi que l’inhabituel saya recouvert de same, forment un ensemble sophistiqué et profondément traditionnel.
Enfin, la présence du shirasaya correspondant permet de conserver correctement la lame tout en préservant le koshirae complet pour l’exposition.
Un important katana de la fin de l’époque Muromachi, exceptionnellement bien documenté, réalisé par Masatoshi de l’école Sakakura Seki. Réunissant une importante lame signée de 71,2 cm, un acier raffiné en ko-itame, une trempe active en nioi, une certification NBTHK Tokubetsu Hozon, un enregistrement japonais original de 1951, un koshirae complet d’époque et un shirasaya dédié, ce sabre constitue une opportunité particulièrement séduisante pour les collectionneurs sérieux à la recherche d’un exemple historiquement important et entièrement documenté de la tradition de Mino.






























