Description
Armure complète de samouraï japonais Gusoku
Laque brun-roux · Mon doré Hishi ni Tachibana · Kebiki-odoshi · Gusoku complet
Une armure complète de samouraï japonais (gusoku) se distinguant par sa riche laque brun-roux, son hishi ni tachibana mon doré, son laçage coloré kebiki-odoshi et ses montures finement travaillées en cuivre doré. L’ensemble présente un programme décoratif particulièrement cohérent associant des soies ocre, orange et vert moegi à du fer laqué sombre, des ornements dorés et des brocarts à motifs.
Le même langage héraldique et décoratif se retrouve de manière cohérente dans toute l’armure. Le blason hishi ni tachibana apparaît en évidence sur la cuirasse et les épaulières, tandis que l’alternance des laçages en soie, des montures dorées et des textiles soigneusement coordonnés crée un ensemble visuellement harmonieux.
Du suji-bachi kabuto à plusieurs plaques et du grand kuwagata en croissant doré jusqu’au dō laqué brun-roux, aux manches protectrices, aux protections de cuisses et aux profonds sune-ate bordeaux, l’armure conserve une remarquable combinaison de construction défensive et de raffinement décoratif.
Le casque (Kabuto)
Le kabuto est construit autour d’une calotte rivetée à plusieurs plaques de type suji-bachi, recouverte d’une laque brillante brun-noir.
Ses plaques nervurées bien marquées s’élèvent vers un petit tehen kanamono doré placé au sommet, soulignant la structure verticale du casque.
À l’avant s’élève un imposant kuwagata en croissant de cuivre doré, monté au-dessus d’un mabizashi laqué, ou visière, bordé d’un fukurin doré. Le contraste entre la calotte sombre et le brillant motif doré confère au casque une présence visuelle particulièrement forte.
À l’arrière du sommet, un cordon tressé orange est noué en un nœud décoratif terminé par un généreux pompon, apportant une touche textile vive à la composition dominée par les tons sombres et dorés.
Le protège-nuque (Shikoro)
Le shikoro est formé de lamelles laquées noires assemblées par un laçage moegi-ito.
Sa forme s’évase vers l’extérieur selon une construction associée aux hineno-jikoro de la fin de la période Edo.
Le bord inférieur est terminé par une riche bande de brocart doré ornée de rangées de petits cabochons dorés (byō), apportant un degré supplémentaire de raffinement à cette structure lamellaire défensive.
Les fukigaeshi rabattus vers l’extérieur sont recouverts d’une laque ambrée mouchetée imitant l’écaille de tortue. Chacun est centré par un médaillon rond doré, renforçant le caractère luxueux du casque.
Protection du visage et de la gorge
Sous le casque, un kusari nodowa assure une protection en maille autour de la gorge.
La protection du visage est complétée par un hōate laqué sombre, suspendu à un cordon torsadé rouge-orangé.
Ensemble, le nodowa et le hōate complètent le casque et étendent le système défensif à la gorge et à la partie inférieure du visage.
La cuirasse (Dō)
Le dō est construit à partir de plaques lisses et pleines recouvertes d’une riche laque brun-roux, plutôt que de petites écailles individuelles lacées.
Il est articulé latéralement selon la construction classique des gusoku, créant une structure centrale robuste et visuellement sobre.
Sur la poitrine comme dans le dos apparaît une monture en cuivre doré finement modelée en forme de feuilles superposées, équipée d’un anneau (kan), probablement destiné à la fixation du cordon en nœud agemaki.
La sobriété de la laque brune constitue un élégant arrière-plan pour les montures dorées et les décorations héraldiques.
Le Hishi ni Tachibana Mon
L’un des éléments visuels les plus caractéristiques de l’armure est la répétition du blason hishi ni tachibana.
Le motif représente le tachibana, ou fleur de mandarinier, inscrit dans un losange à double contour. Il s’agit d’un mon japonais documenté, associé à plusieurs familles de la lignée Tachibana.
Le blason apparaît en laque dorée sur l’avant et l’arrière de l’armure ainsi que sur les deux sode, créant une identité héraldique cohérente dans tout l’ensemble.
Les épaulières (Sode)
Les sode prolongent le même programme décoratif que celui présent sur le reste de l’armure.
Leurs lamelles laquées sont réunies par un dense laçage kebiki-odoshi composé de bandes alternées de soie jaune ocre et orange.
Chaque épaulière porte le hishi ni tachibana mon doré, reliant visuellement les sode à l’avant et à l’arrière de la cuirasse.
Le fort contraste entre les lamelles bordées de sombre, les laçages de soie aux tons chauds et les motifs héraldiques dorés confère aux épaulières une présence décorative importante.
Les pans de protection (Kusazuri)
Les kusazuri reprennent l’alternance de jaune ocre et d’orange en kebiki-odoshi visible sur les épaulières.
Les lamelles densément lacées descendent depuis la cuirasse pour former la jupe protectrice, conservant la même palette chromatique et la même construction dans toute la partie inférieure de l’armure.
L’utilisation cohérente de ces couleurs sur les sode, les kusazuri et les bordures des manches contribue fortement à l’unité visuelle du gusoku complet.
Les manches (Kote)
Les kote sont montés sur un brocart à carreaux crème et brun présentant un aspect textile à motif kikkō.
Des attelles de plaques laquées renforcent les avant-bras, associant la souplesse de la construction textile à une protection rigide.
Les mains sont protégées par des tekkō articulés ornés de motifs floraux travaillés au repoussé, ajoutant un autre élément décoratif finement exécuté à l’ensemble.
Le brocart à motifs et la laque sombre s’harmonisent avec les matériaux et les couleurs employés dans le reste de l’armure.
Les protections de cuisses (Haidate)
Les haidate reprennent le même brocart crème et brun ainsi que la même palette de laques utilisée sur les manches.
Chaque panneau est centré par un bossage floral circulaire, créant un lien visuel avec les éléments décoratifs présents ailleurs sur l’armure, notamment les sode.
Cette répétition des matériaux et des motifs contribue à maintenir l’apparence cohérente du gusoku complet.
Les protège-tibias (Sune-ate)
Les sune-ate sont recouverts d’une profonde laque bordeaux qui complète les tons brun-roux de la cuirasse.
Ils sont surmontés de protections de genoux en brocart crème et noir, solidement attachées autour de la jambe.
Le contraste entre la laque bordeaux sombre et le textile à motifs poursuit l’utilisation soigneusement coordonnée des couleurs et matériaux visible dans toute l’armure.
État de conservation
L’armure est dans un excellent état compte tenu de son ancienneté.
Seules de légères traces d’usure compatibles avec son âge sont présentes, permettant à la laque, aux éléments textiles, aux montures métalliques et aux détails décoratifs de conserver leur cohérence visuelle et leur caractère historique.
Caractéristiques techniques
- Classification : Armure complète de samouraï japonais / Gusoku 具足
- Finition principale : Laque brun-roux
- Mon : Hishi ni Tachibana
- Décoration du mon : Laque dorée dans un losange à double contour
- Kabuto : Suji-bachi riveté à plusieurs plaques
- Finition du kabuto : Laque brillante brun-noir
- Tehen : Petit tehen kanamono doré
- Kuwagata : Croissant en cuivre doré
- Mabizashi : Visière laquée avec fukurin doré
- Shikoro : Lamelles laquées noires avec laçage moegi-ito
- Finition du shikoro : Bande de brocart doré avec byō dorés
- Fukigaeshi : Laque ambrée mouchetée imitant l’écaille de tortue avec médaillons ronds dorés
- Protection de la gorge : Kusari nodowa
- Protection du visage : Hōate laqué sombre
- Dō : Plaques pleines laquées brun-roux, articulées latéralement
- Montures du dō : Montures en cuivre doré en forme de feuilles avec kan
- Odoshi : Kebiki-odoshi en jaune ocre, orange et vert moegi
- Sode : Épaulières lamellaires laquées avec Hishi ni Tachibana mon
- Kusazuri : Lamelles laquées avec kebiki-odoshi jaune ocre et orange
- Kote : Brocart crème et brun à motifs avec attelles d’avant-bras laquées
- Tekkō : Protections articulées des mains avec décor floral au repoussé
- Haidate : Brocart assorti et éléments laqués avec bossages floraux circulaires
- Sune-ate : Laque bordeaux foncé avec protections de genoux en brocart crème et noir
- État : Excellent compte tenu de son ancienneté, avec de légères traces d’usure compatibles avec l’âge
Valeur pour les collectionneurs
La force de ce gusoku complet réside dans la cohérence de ses matériaux, de ses couleurs et de ses motifs décoratifs répétés.
Le hishi ni tachibana mon doré confère une forte identité héraldique à la cuirasse et aux épaulières, tandis que l’association de la laque brun-roux, du suji-bachi brun-noir, des montures en cuivre doré et du kebiki-odoshi coloré crée une apparence distinctive et particulièrement décorative.
Parmi les éléments les plus remarquables figurent le grand kuwagata en croissant, les fukigaeshi à effet écaille de tortue, la bordure en brocart doré du shikoro, les tekkō ornés au repoussé et l’utilisation répétée de brocarts coordonnés sur les différentes protections textiles.
Réunis, ces éléments composent une armure complète de samouraï visuellement harmonieuse, offrant une forte valeur d’exposition et un intérêt considérable pour les collectionneurs d’armures japonaises et de culture matérielle traditionnelle des samouraïs.
Complète, richement décorée et remarquablement cohérente dans sa conception, cette armure japonaise gusoku associe une laque brun-roux, un hishi ni tachibana mon doré, un kebiki-odoshi coloré et des montures métalliques finement travaillées dans un ensemble imposant. De son remarquable suji-bachi kabuto avec kuwagata en croissant jusqu’à sa cuirasse, ses manches, ses protections de cuisses et ses protège-tibias assortis, l’armure conserve le caractère visuel raffiné et le savoir-faire d’un authentique ensemble historique de samouraï.































